On espère contre toute logique, contre toute expérience. On n'abandonne jamais espoir. [ Grey's Anatomy ]

 On espère contre toute logique, contre toute expérience. On n'abandonne jamais espoir.  [ Grey's Anatomy  ]
On espère. Malgré nous, malgré ce que l'on dit, ce que l'on veut, on continue d'espérer. C'est inéluctable. Et même si on ne s'en rend pas compte, on espère du plus profond de notre être. Même si on essaye de ne pas espérer, on espère.

Ainsi, lorsque je me rends vers mon lieu de mise à mort j'espère quand même que je vais m'en sortir. Et sur le chemin, je confie mes espérances à une camarade. Elle me dit que je suis folle, et qu'il nous faudrait un miracle pour que nous puissions survivre. Mais les espérances les plus folles sont parfois salutaires. Ainsi, à force d'avoir espérer, après m'avoir promit d'arrêter, mes espoirs ont été concluants. J'ai réussi à m'en sortir. Je suis en vie.

Alors oui, si je dis que l'espoir engendre le bonheur, ma prof' de philo' va tout de suite me coller une de ses réponses sarcastiques. Cependant, pour l'avoir vécu, l'espoir apporte la joie, le réconfort, et nous donne envie d'aller plus haut, plus loin.

Alors j'emmerde tous les philosophes et toutes leurs philosophies, parce que à trop réfléchir on s'éloigne sans aucun doute du bonheur véritable. Qui n'est que simplicité, d'après moi.

Donc, je continue d'espérer, même si je souffre – en silence – , même si je ne le dis pas j'espère au fond. Comme tout le monde... même si j'aimerais que ce ne soit pas le cas il m'arrive de ne pas pouvoir contrôler ce que je ressens. Et parfois, l'espoir s'immisce dans tout ça, malheureusement...


( La super photo est l'oeuvre de mon petit frère et de moi-même =) ).

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 15:04

Ton regard me donne envie d'avancer (8)

Ton regard me donne envie d'avancer (8)
On a tous nos vieux démons. On les repousse, on tente de les ranger dans un placard et de le fermer à double tour.
Puis, on va se coucher, en priant pour qu'il ne s'enfuie pas. Et, le lendemain matin il est encore là. Tu le savais, parce que tu l'avais enfermé ici, mais tu as espéré qu'il se serait évanoui. Tu as voulu croire qu'en le laissant dans ce placard il disparaitrait et te laisserait enfin tranquille.
Mais il est encore là. Et lorsque tu penses t'en être enfin débarrassé tu te rend compte qu'il est une partie de toi. Que tu ne pourras pas t'en défaire. Que tu devras apprendre à vivre avec.

Mais, certaines fois, on a pas la force de retenter des expériences du même genre que celles qui nous ont apporté ces démons. Alors, on abandonne. On refoule tout ce qui à un rapport avec ça. Et ça complique tout. Parce que, au fond tu as beau tourner la page, la déchirer, tu n'avances plus. Tu continues à évoluer, à grandir. Mais cette facette de ta personne, elle, ne change pas. Elle reste bloquée. Et on s'habitue à vivre comme ça. Même si c'est nul, même si c'est être lâche en un sens. C'est plus sécurisant. Parce que, si on retentait et que l'on se vautrait... qu'est-ce qui nous garantit que nos démons ne referaient pas surface.

Je n'ai pas la force de faire face de nouveau. J'ai beau être dure, froide, et distante parfois. Je n'arrive pas à prendre de distances par rapport à ça. Je ne peux pas faire les choses à moitié. Et m'enliser complètement dans « ça » se serait vraiment trop, trop dangereux. Et sans filet. Parce que malgré tout, avant, j'étais certaine que l'on me rattraperait. Mais depuis qu'ils m'ont laissé, je ne cherche plus à trouver le courage. Je préfère être heureuse, même si ce n'est que partiel, que de devoir me reconstruire seule...

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 19:08

The End.

The End.
J'aurais aimé que l'on ne me rappelle pas ce détail. Il y a des raisons qui font que je n'aime pas ces vacances-là. Mais, cette journée, ce jour. C'est le pire. Pourtant, ce n'est pas le jour où j'ai le plus ressentit la douleur. Non, je ne m'en rendais pas encore compte à cette époque. Mon cerveau était concentré sur des mouvements de gymnastique que j'avais du mal à exécuter. Et sincèrement, je n'y croyais pas. Je n'arrivais pas à y croire.

Mais aujourd'hui, avec sept ans de recule jour pour jour. Je peux le dire. Je peux sentir ce trou à l'intérieur de mon être. Je peux supposer que se sera de pire en pire, au fur et à mesure que les années passeront. Que d'autres blessures se placeront à côté. Et en toute franchise, je suis si égoïste que j'espère ne pas avoir à vivre une autre de ces blessures. Parce que, lorsque l'on est enfant on ne se rend compte de rien. Le manque, lui, il vient après. Et il atteint son paroxysme, lorsque la nostalgie vient s'y greffer. Parce que, ouais, j'ai une sacrée mémoire. Et j'ai emmagasiné un paquet de souvenirs. Et en bonne nostalgique, j'aime me les remémorer.

Et même si la nostalgie amène la souffrance. Je préfère la souffrance à l'oubli. Parce que je ne veux pas oublier. Je ne veux pas dire à mes enfants que je ne m'en souviens plus. Que j'étais jeune, et que la mémoire me fait défaut. Je veux me rappeler, je dois me rappeler, de cette partie de moi-même. Et pas parce que je n'ai plus ce que j'ai eu auparavant, mais parce que je m'en souviens. Cela peut paraitre étrange, ou paradoxal, mais peut importe, tant que ça me parait logique, à moi.


Et aujourd'hui, je peux accepter ce que je n'acceptais pas à l'époque. Ce n'est pas comme si c'était de très grandes vacances. C'est fini, c'est tout. Mais on doit continuer à se battre, continuer à avancer. Parce que c'est pour ça qu'il nous formait. Pour que nous puissions affronter le monde, et sortir vainqueur de tous nos combats. Alors, j'espère que j'y arriverais et qu'il sera fier de moi...

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 14:34

Modifié le lundi 26 octobre 2009 18:44

Un article très long, que peu liront... Mais de loin, le plus vrai, le plus sincère, et celui dans lequel j'ai mis le plus d'émotions.

 Un article très long, que peu liront... Mais de loin, le plus vrai, le plus sincère, et celui dans lequel j'ai mis le plus d'émotions.
Il y a des dimanches comme ça, où je tuerais pour être là-bas, où je me battrais becs et ongles, où je donnerais tout ce que j'ai.

Et je m'aperçois que c'est fou, mais que c'est ce que je ressens au plus profond de moi-même.

Une envie dévorante, d'escalader les six étages. Parce que je sais qu'au bout ça en vaut le coup. Je sais que rien n'aura changé, ce qui est réconfortant. Et les marches défilent sous mes pieds. Étant bien souvent accompagnée, je suis légèrement essoufflée à force de rire et de parler sans m'arrêter.
Puis, alors qu'il ne reste qu'un escalier à gravir, dans un dernier éclat de rire la porte s'ouvre. Et je ne me demande plus quelle folie m'a poussée monter tous ces étages.
Parce que, devant la porte, se tiens la personne qui me fera rire dès qu'elle ouvrira la bouche, même si elle ne dit qu'un simple bonjour. Une personne qui représente la force, autant mentale que physique, qui a su garder une stature impressionnante malgré les années. Et une personne qui nous a donné à tous – sans exception – notre sens de l'humour assez particulier. Je parlerais même plus, d'un sens de la blague.
Arrivant sur le palier, après avoir forcé mon grand père à se pencher pour me saluer j'appuie sur la sonnerie. Mais ce n'est pas un son horrible et strident comme toutes les autres sonneries de l'immeuble non. C'est une douce mélodie, emplie du souvenir lointain d'une de mes bêtises...
Je rentre, enfin. Et j'ai l'impression que tous les artifices du monde s'évaporent. Il n'y a plus de maquillage, ou de brushing qui compte. Peut importe la manière don tu es vêtu.

Je suis chez moi, je respire.


Et l'odeur si familière de propreté envahit mes narines. Puis tandis que je fais un autre pas, pour aller me débarrasser de mes chaussures, les effluves de mon prochain repas m'ouvrent l'appétit. Immédiatement, mon cerveau sait que se sera bon. Peut importe ce que je mangerais, se sera bon, point.
Parce que, c'est la personne la plus bonne au monde qui m'ait été donné de rencontrer qui confectionne se repas. Cette personne qui malgré sa petite taille, n'a rien de fragile et ne se laisse pas faire. Cependant, elle agit avec nous – avec moi – avec une générosité illimité, et nous gave presque de peur que nous ne mangions pas assez. Et je ris en lui disant bonjour, parce que elle est en train d'engueuler son époux qui – comme d'habitude – prends ça sur le ton de la plaisanterie.
Je fais demi-tour histoire d'aller me débarrasser de ma veste à présent. Et j'entre dans leur chambre. Qui n'est jamais fermée. Et qui elle aussi est rassurante, de par ses odeurs familières. Leurs parfum, la senteur musqué de mon enfance.
Je m'égare ensuite dans les autres pièces, vérifiant que rien n'a changé. Et c'est avec un sourire satisfait que je regagne la cuisine. Rien ne change jamais, c'est ce qui a de si réconfortant, ce qui rend l'endroit si chaleureux et, ce qui fait que malgré le temps c'est là, chez moi. Parlant à tous, de tout et de rien, je me dirige vers mon endroit favoris sur cette terre. Et personne ne m'en empêche. Ils savent très bien que j'irais malgré tout. Depuis ma plus tendre enfance, je suis attirée par ce panorama. Par cette mer d'immeubles, de goudron, de voiture. Par ces sons, par ces bruits, ces klaxons.

Et la fenêtre ouverte, je suis de nouveau moi. Pleinement. Et il m'est plus facile de croire que tout est possible. Et je sais, je suis sûre certaine, que rien ne peut m'arriver. À ce moment là, je suis la plus forte, nous sommes les plus fort, rien ne peut nous arrêter. Je savoure ces bienfaits mérités, et rejoint tout le reste de ma grande famille au salon, en apportant le thé.

Profitant d'un aller à la cuisine pour chercher du sucre, je sens l'odeur du couscous que je dégusterais d'ici quelques heures. Hmmm. Et sucre à la main, je regagne la pièce principale de ce petit appartement, qui par je ne sais quel mystère arrive à contenir une quantité non-négligeable d'hommes, de femmes, et d'enfants.
Sur le seuil de la porte, je suis forcée de m'arrêter. Et de contempler le tableau qui s'offre à moi. D'écouter les divers débats qui sévissent. Et de sourire. De sourire, encore et encore, jusqu'à en avoir mal aux joues. Parce que, même si le reste du temps les choses sont difficiles, en cet instant ma vie ne pourrait être plus belle.


Soudain, je m'aperçois que d'ici peu, trop peu, il sera temps de partir, et je me précipite dans le salon pour profiter du peu de temps qu'il nous reste, tous ensemble.

# Posté le lundi 18 février 2008 14:05

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 11:57

Boum !

Boum !
C'est fou, fou, comme j'étais fière et sûre de ce que j'avançais. Et c'est incompréhensible que j'ai été aussi sotte. Sans me croire très intelligente, je ne me suis jamais pensée bête. J'ai toujours réussi à me débrouiller, et sauf cas exceptionnels la logique me faisait rarement défaut.

Cependant, depuis ma plus tendre enfance, je me fourvoie. En effet, on pourrait même écrire un livre sur le pathétique de ma situation. A la poursuite de ses rêves. Ça pourrait s'intituler comme ça, ou encore : D'utopies, en utopies le malheur s'accroit à chaque fois. Vous ne voyez certainement pas le lien entre les deux titres. Il est bien simple pour moi.

Fière de moi, Vendredi matin. Je levais la main pour participer en philosophie ( matière que j'apprécie, je ne sais pourquoi, mais j'aime me rendre dans ce cours malgré ses effets – plus ou moins – soporifiques ), et lançais ma réponse que j'avais médité la veille et qui me semblait d'une logique implacable. Cette réponse, qui était le fil conducteur de ma vie, et le résultat de pensées profondes...

C'est alors que mes doutes devinrent réalité. Toutes les choses qui ne me semblait plus si roses, plus si joyeuses se sont muées en une affreuse peinture autour de moi. Et en quelques mot, la prof' à eu raison de 14 ans de rêves. Cependant, Dieu merci, je m'étais rendue compte avant que tout n'était pas si parfait. Et que même en me tuant à la tâche, je n'arriverais jamais à être pleinement heureuse avec ça. Mais, entendre une autre personne vous le dire, en toute objectivité, c'est comme un seau d'eau qu'on vous lance pour que vous vous réveillez.

Au fond de vous, vous êtes haletant, et forcés de retourner à cette réalité. Cette triste réalité que votre année de première S vous a fait voir. Parce que, il y a un an, j'ai subi la plus grande désillusion de ma vie. Alors que j'idéalisais la voie scientifique depuis mon plus jeune âge... je suis tombée de bien haut en me rendant compte de ce que c'était réellement. Et après mûres réflexions, il s'est avéré que je n'étais pas si scientifique que ça. J'aime les sciences, certes – que serions-nous sans elles ? – mais les matières littéraires sont également importante selon moi.

Ceci a ébranlé une première fois la confiance absolue que j'avais en moi. Et le temps à passé et n'a fait que d'ajouter des questions. Assombrissant ma volonté, et tentant de l'effilocher. Mais, je ne cède pas. Parce que une vie, sans rêve, n'est pas une vie pour moi.

Alors quitte à être constamment déçue et malheureuse, j'ai décidé que ça en valait le coup. Je donnerais tout ce que j'ai dans mon combat, en espérant réussir à atteindre mes objectifs.


# Posté le dimanche 06 janvier 2008 12:08

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 11:20