C'est fou, fou, comme j'étais fière et sûre de ce que j'avançais. Et c'est incompréhensible que j'ai été aussi sotte. Sans me croire très intelligente, je ne me suis jamais pensée bête. J'ai toujours réussi à me débrouiller, et sauf cas exceptionnels la logique me faisait rarement défaut.
Cependant, depuis ma plus tendre enfance, je me fourvoie. En effet, on pourrait même écrire un livre sur le pathétique de ma situation. A la poursuite de ses rêves. Ça pourrait s'intituler comme ça, ou encore : D'utopies, en utopies le malheur s'accroit à chaque fois. Vous ne voyez certainement pas le lien entre les deux titres. Il est bien simple pour moi.
Fière de moi, Vendredi matin. Je levais la main pour participer en philosophie ( matière que j'apprécie, je ne sais pourquoi, mais j'aime me rendre dans ce cours malgré ses effets – plus ou moins – soporifiques ), et lançais ma réponse que j'avais médité la veille et qui me semblait d'une logique implacable. Cette réponse, qui était le fil conducteur de ma vie, et le résultat de pensées profondes...
C'est alors que mes doutes devinrent réalité. Toutes les choses qui ne me semblait plus si roses, plus si joyeuses se sont muées en une affreuse peinture autour de moi. Et en quelques mot, la prof' à eu raison de 14 ans de rêves. Cependant, Dieu merci, je m'étais rendue compte avant que tout n'était pas si parfait. Et que même en me tuant à la tâche, je n'arriverais jamais à être pleinement heureuse avec ça. Mais, entendre une autre personne vous le dire, en toute objectivité, c'est comme un seau d'eau qu'on vous lance pour que vous vous réveillez.
Au fond de vous, vous êtes haletant, et forcés de retourner à cette réalité. Cette triste réalité que votre année de première S vous a fait voir. Parce que, il y a un an, j'ai subi la plus grande désillusion de ma vie. Alors que j'idéalisais la voie scientifique depuis mon plus jeune âge... je suis tombée de bien haut en me rendant compte de ce que c'était réellement. Et après mûres réflexions, il s'est avéré que je n'étais pas si scientifique que ça. J'aime les sciences, certes – que serions-nous sans elles ? – mais les matières littéraires sont également importante selon moi.
Ceci a ébranlé une première fois la confiance absolue que j'avais en moi. Et le temps à passé et n'a fait que d'ajouter des questions. Assombrissant ma volonté, et tentant de l'effilocher. Mais, je ne cède pas. Parce que une vie, sans rêve, n'est pas une vie pour moi.
Alors quitte à être constamment déçue et malheureuse, j'ai décidé que ça en valait le coup. Je donnerais tout ce que j'ai dans mon combat, en espérant réussir à atteindre mes objectifs.